LE MONESTIER ET LA BELETTE IV

Publié le par Patrick Granet

LE MONESTIER  ET  LA  BELETTE                        IV

Je suis né à Ambert , petite ville située dans la plaine du livradois .

je reviendrais sur cette ville où j'eus tant d'espoirs et de joies mais du chagrin aussi.

Mes parents vivaient à La Belette , lieux dit de la commune du Monestier. Mon grand père paternel que je ne connus très peu en était le maire .Aussi , sous le régime de Pétain et certains racontent qu'à la libération , il reçut de nombreux petits cercueils en bois .

Médisance ou réalité ? Je ne sais et cela m'est égal.

Mon grand père paternel gérait une entreprise de marchand de vins en gros . Il avait pour seuls employés ses quatre fils dont l'ainé était mon père qui habitait une maison de l'autre côté de la route de l'entreprise. Son rôle était de chercher des clients en majorité des bistrots qui étaient nombreux à cette époque. Bien sur aucun n'était déclaré . Cela signifiait pas de sécurité sociale et cela joua un rôle dans le drame qui s'en suivit.

Il avait fait fortune , disait il fièrement , pendant la guerre . A cette époque tout manquait y compris le petit rouge que les hommes avaient l'habitude de boire dans les bistrots.

Cependant , mon grand père détenait un stock impressionnant de vin d'algérie titrant un fort degré et acquis avant guerre à bas prix . Il eut alors l'idée de couper ce vin trop fort pour le gosier des populations auvergnates avec de l'eau du puit . Ce fut la fortune assurée car il ne le vendait pas moins cher, c'était la guerre.

Et puis il y avait ma grand mère paternelle , douce et discrète.

J'ai une tante et quatre oncles .Noel , le plus jeune jouait avec mes soeurs et moi , on faisait un feu pour faire griller des pommes de terre.

Un autre , mon parrain joseph , surnommé "jojo" me prenait avec lui dans son camion quand il faisait les livraisons de vin. Je revenais toujours avec une auto miniature.

Quant aux autres , je n'ai aucun souvenir de cette époque.

Il est dans mes souvenirs une image . J'était debout sur le rebord de la fenêtre , sans protection , à observer la volaille qui caquetait en bas . Ma mère me raconta que ce fut pour elle une grande frayeur.

La vie était dure pour ma mère . Née à la ville , à Ambert , fille unque , sa soeur était décédée à 3 ans, elle était choyée par ses parents . Elle avait perdu son père en 1945. C'était un grand blessé de la guerre de 1914/1918 , il gardait des éclats d'obus aux poumons .

La vie de ma mère n'était pas facile car outre trois enfants à élever seule , il lui fallait aller au puit et marcher puis l'hiver cassé la glace . La belette était située à850 mètres d'altitude . L'hiver , il y a beaucoup de neige et très souvent un épais brouillard qui effrayait ma mère .

Elle descendait à Ambert sis à 550 mètres d'altitudes , dans la plaine du Livradois voir sa mère , chercher des médicaments car elle ne bénéfiait d'aucune protection sociale.

De mon lit d'enfant j'entendais des cris de mon père qui devait souvent rentrer ivre , compte tenu de son métier : la prospection des bistrots pour les commandes.

Ma mère me raconta qu'elle m'élevait "au sein" pendant un an . J'ai cependant que peu de souvenirs de cette époque. Ils vinrent plus tard hanter mes nuits de cauchemards . Cependant je reviendrais sur ces problèmes plus loin.

Puis ma mère qui circulait à byciclette pour aller à ambert et c'était pas la porte à coté. Puis , c'était une route de montagne .

Un jour , elle emmena ma soeur aînée chez sa mère d'où elle ne revint plus . Ma mère se plaignait parceque ses enfants étaient souvent malades et qu'elle n'avait ni médecin ni médicament.

Un jour., elle alla s'installer à Ambert où vivaient sa mère et sa grand mère , personne qui décéda quelques jours avant ma naissance.

Alors , mon père demanda le divorce . Cela l'arrangeait bien . Il avait une maîtresse qu'il épousa par la suite et dont il eut trois enfants..

Cependant , il n'y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas. Je fus nommé en 1970 , maître d'internat au collège d'Ambert . Ma "belle-mère" y enseignait et la direction du collège lui demanda son avis quant à ma venue . Mais ma mère avait des amis au rectorat . je développerais cela dans un autre chapître , mais je vis mon père dans un bar .J'étais avec des amis dont un candidat à la mairie qui m'indiqua que l'homme qui me dévisageait , c'était mon père . Il me le reprocha bien des années après lorsque nous fimes connaissance.

Le Monestier où mes ancètres paternels furent maire . La Belette où nous vivions dans les années 54 , est un lieux-dit de cette commune située en bord de route .

Le Monestier où mes ancètres paternels furent maire . La Belette où nous vivions dans les années 54 , est un lieux-dit de cette commune située en bord de route .

LE MONESTIER  ET  LA  BELETTE                        IV
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Publié dans La Belette

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