HENRY POURRAT

Publié le par Patrick Granet

HENRY POURRAT

Henri Pourrat est né à Ambert (France) le 7 mai 1887.

En dehors d'une année passée à Paris, au Lycée Henry IV, il n'a quitté son pays natal que pour de rares et brefs déplacements. Admis en 1905 à l'Institut national agronomique, mais atteint de tuberculose, il doit revenir dans sa famille et s'imposer une vie calme et régulière en consacrant ses journées au travail d'écriture, aux promenades en campagne et à la lecture.

En décembre 1921, Pourrat obtient le prix du Figaro pour le premier volume de Gaspard des Montagnes et, dix ans plus tard, pour l'ensemble des quatre volumes; le grand prix du roman de l'Académie Française.

Son oeuvre, particulièrement vaste (une centaine d'ouvrages) est fort diverse : poèmes de jeunesse, romans, biographie, essais historiques, philosophiques ou religieux, contes... Loin d'être le cadre étriqué d'un régionalisme folklorique, l'Auvergne est pour lui le lieu privilégié pour découvrir et comprendre la nature et l'esprit paysan et , par là même " atteindre l'universel ".

En 1941 Henri Pourrat reçoit de prix Goncourt pour Vents de Mars. Les douze ou treize dernières années de sa vie sont entièrement consacrées au monumentalTrésor des Contes auquel il attachait une grande importance.

Henri Pourrat est mort à soixante douze ans le 16 juillet 1959 à Ambert, où il repose.

Après le collège d'Ambert et le Lycée Henri-IV à Paris, Henri Pourrat se destine à l'agronomie et est admis en 1905 à l'Institut national agronomique de Paris. Toutefois, étant atteint par la tuberculose, il doit se résigner à quitter l'air vicié de la capitale pour retrouver le climat, jugé plus sain pour ses bronches, de la vallée de la Dore et des monts du Livradois et duForez, qu'il arpentera au cours d'innombrables randonnées pédestres pendant les cinquante années qui suivent.

Il vit dans une maison au Vernet-la-Varenne. Les loisirs forcés, consacrés à la lecture et à la marche, développent en lui le besoin d'écrire, jusque-là relégué au second plan. Son œuvre va être abondante (une centaine d'ouvrages) et variée (poèmes, romans, biographies, recueils de contes).

À partir de 1916, son frère Paul et lui-même se lient d'une longue amitié avec le jeune Alexandre Vialatte (1901-1971), Ambertois d'adoption à partir de 1915 et définitivement installé dans la petite sous-préfecture en 19481.

Déjà, en 1926, l'université de Dublin lui confère le titre de docteur honoris causa.

La critique distingue notamment le monumental Les Vaillances, farces et aventures de Gaspard des montagnes2, récompensé par le prix du Figaro (1921, pour le 1er tome) et par le Grand prix du roman de l'Académie française (1931, pour l'ensemble).

Pendant l'entre-deux-guerres, il donne quelques articles à la rédaction du journal des Croix-de-feu, Le Flambeau.

Le prix Goncourt lui est décerné, en 1941, pour Vent de Mars3.

Il obtient la même année le prix Muteau de l’Académie française pour son livre à caractère historique L’Homme à la bêche4.

Le 14 octobre 1940, sur l'invitation de Pourrat, chantre du retour à la terre5, le maréchal Philippe Pétain, chef de l'État français, vient « à la rencontre du peuple travailleur » à Ambert, proche de Vichy, en visite le moulin à papier, le plus ancien du Livradois, et y passe commande d'une rame de papier filigrané à son emblème. C'est à cette occasion qu'Henri Pourrat publie Le Paysan français6, et Le Chef français, articles dédiés au maréchal et à sa politique de « retour à la terre7 ». Partisan de la Corporation paysanne mise en place par le gouvernement de Vichy, Pourrat écrit :

Un radiateur, disait-il, ne pourrait remplir le même rôle de rassemblement social que l'âtre dans la maison du paysan. Pourrat défend les sabots, l'eau boueuse préférable à l'eau stérilisée pour les animaux de ferme, etc.8 Par la suite, Henri Pourrat s'éloigne de la Révolution nationale car il n'apprécie pas, et il le dira dans sa correspondance, la tournure politicienne prise par les évènements.

Fondateur de l'association La Feuille blanche, Pourrat crée dans le moulin Richard-de-Bas un Musée du papier9, et tente d'y fixer un village des arts graphiques10. Le musée est inauguré le 3 juillet 1943 en présence de Georges-Henri Rivière, directeur du Musée national des Arts et traditions populaires11.

Il connaît une amitié avec le sculpteur Philippe Kaeppelin, avec qui il aura une longue correspondance, et qui illustrera par ses œuvres certains de ses ouvrages, comme Histoire fidèle de la bête de Gévaudan.

La dernière décennie de sa vie est entièrement consacrée à ce qu'il considère comme son œuvre maîtresse, Le Trésor des contes, auquel il attachait une grande importance.

Postérité[modifier | modifier le code]

L'Association des Amis d'Henri Pourrat défend l'œuvre de l'écrivain. En 1979, à l'occasion du 20e anniversaire de sa mort, FR3 Auvergne Radio a réalisé une série de dix émissions12 pour la collection Histoire d'en parler, présentée par Christian Lassalas.

Son œuvre a inspiré la sculptrice Esther Barugel.

Œuvre[modifier | modifier le code]

L'œuvre de Pourrat est fort diverse : poèmes de jeunesse, romans, biographie, essais historiques, philosophiques ou religieux, contes… Loin d'être le cadre étriqué d'un régionalisme folklorique, l'Auvergne est pour lui le lieu privilégié pour découvrir et comprendre la nature et l'esprit paysan et, par là-même « atteindre l'universel ».

Nombre de ses ouvrages furent illustrés par son ami François Angeli (1890-1974)13.

L'œuvre d'Henri Pourrat jusqu'à 1951 est issue de Henri Pourrat essayiste14 :

Je me souviens de ce grand bonhomme la besace autour de lui , chaussé de bottines , coiffé d'un grand chapeau qui parcourait les campagnes pour recueillir au près des anciens des histoires vécues.

Ainsi , il put écrire "gaspard des montagnes" , son oeuvre la plus connue.

Devant la maison de ma grand'mère , il y avait une grosse borne

Le boulanger qui était notre voisin venait régulièrement s'y asseoir pour prendre l'air , respirer un peu et se raffraichir.

Ma grand mère ouvrait la fenêtre du rez de chaussée où nous habitions et discutait avec lui.

Henry Pourrat avait fait de ce lieu son ère de repos favoris. Bien entendu , ma grand mère ouvrait la fenêtre et "papotait " avec lui . Moi , à ces moments là , ne sachant pas bien sur qui était ce personnage singulier , m'approchais pour saisir des bribes de conversation.

Henry pourrat avait une belle propriété en face de notre jardin potager où nous allions régulièrement.

Un jour mon parent le sulpicien marcel Chassagnol obtint un rendez vous de cet homme célèbre . Comme très souvent , il me prit avec lui et j'assistais à l'entrevue.

Néanmoins , j'étais beaucoup trop jeune pour comprendre les mots échangés entre les deux érudits. Mais , je n'ai pas publié cette entrevue. J'étais intimidé par un tel homme , par un tel honneur. Henry pourrat était très respecté par les ambertois..

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